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Le film HOME par La Bas Si J’y Suis

La bas si j’y suis (France Inter émission du jeudi 25 juin 2009) s’attaque au film de Yann Arthus-Bertrand « Home« . Force est de constater, que les critiques négatives ou sur le fond du film Home ne courent pas les rues dans les « grands » médias, surtout si on les rapportes à la diffusion sans précédent de [...]

La bas si j’y suis (France Inter émission du jeudi 25 juin 2009) s’attaque au film de Yann Arthus-Bertrand « Home« .

Force est de constater, que les critiques négatives ou sur le fond du film Home ne courent pas les rues dans les « grands » médias, surtout si on les rapportes à la diffusion sans précédent de ce film.

C’était beau, c’était très très beau, au début. Il y avait la nature, l’innocence, et puis, et puis, l’homme est arrivé et il a tout gâché.
C’est le thème du film de Yann Arthus-Bertrand, vu par 17 millions de personnes et diffusé dans le monde entier sur tous les supports.
Un film de propagande d’Etat, financé par François-Henri Pinault, PDG du groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute).
Retour sur un bel exemple d’éco-tartufferie (*).
Un reportage de Renaud Lambert
(*) le très a-propos néologisme imaginé par le journal « La décroissance »… à lire et à ce sujet, et bien d’autres

Extrait tiré de la page consacrée à l’émission sur http://la-bas.org/

Pour écoutez l’émission rendez vous sur cette page :
http://la-bas.org/article.php3?id_article=1719

Que repproche La bas si j’y suis au film Home (outre le petit résumé si dessus)

Le financement :

Le film à couté 12 millions d’euros, dont 10 millions proviennent du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR)

L’émission pointe du doigt les contradictions entre écologie et ce que représente PPR via ses enseignes, la société de consommation, le consumérisme  et la mondialisation.
La puissance financière de PPR ne serait pas sans rapport avec le manque de critiques (négatives ou sur le fond) dans les médias qui vivent de la publicité (gucci,  laredoute, conforama (les « fameux » canapés chinois), fnac, YSL …)

L’idéologie:

Le film constate les dégâts mais ne parle pas des causes, les causes pour Daniel Mermet c’est justement le système capitaliste.
Le film prônerait le retour aux lois de la nature (similaires aux lois économiques libérales du système capitaliste).  Alors qu’il faudrait plutôt consolider le droit créé par les hommes.

Une autre grand reproche est la dépolitisation de l’écologie véhiculé par ce film.

La fin de l’émission traite du droit à polluer via le principe pollueur/payeur, encore le marché puisque ce droit est matérialisé par une bourse aux substances polluantes.
Aussi les plus riches pourraient s’offrir le luxe de polluer, mais c’est bien entendu le consommateur final (les citoyens) qui sera le « payeur » final ainsi il se déculpabilisera et renforcera le système libéral, les délocalisations vers des pays peu regardant sur la pollution, les transports du producteur au consommateur et l’exploitation des ressources.

Personnellement je n’ai pas vu le film, je me garderais donc de le critiquer, cette émission était intéressante sur plusieurs points, le premier étant un point de vue différent de l’éloge vue et entendue ailleur

Pour écoutez l’émission rendez vous sur cette page :
http://la-bas.org/article.php3?id_article=1719


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